G.I.Joyride (TrapDoor, 2009)

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Editeur : Trapdoor
Plateforme : Iphone / Ipod Touch
Genre : Course tout terrain

gi_joyride  

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L’avènement de l’Iphone / Ipod Touch et de son génial AppStore a attiré de nombreux éditeurs plus ou moins sérieux ou plus ou moins connus. L’AppStore est une jungle qui est peuplée par des applications soit indispensables soit totalement stupide.

Loisirs and co a décidé de vous éclairer pour la traversée de cette jungle et de vous présenter les meilleures applications (et pas forcément les plus connues) ; l’objectif étant de profiter à fond de cette bel outil qu’est l’Iphone (qui est soit dit en passant plus puissant que la Nintendo DS et la PSP) comme d’une console portable ou d’un PDA sur-intelligent.

Le premier jeu présenté s’appelle GI JoyRide et est développé par Trapdoor, un petit éditeur situé au Québec. Le concept est simple mais très efficace : il s’agit de piloter un char américain lors de la deuxième guerre mondiale qui doit avancer le plus loin possible au travers des lignes de défense allemandes. Le char suivra une route fixe et le joueur pourra jouer sur deux aspects : la vitesse du char en accélérant et en freinant (en déplacant son doigt vers la droite ou vers la gauche de l’écran) et la répartition de la masse du char vers l’avant ou l’arrière du char (en tournant l’Iphone).

Le tout nous donne un jeu ressemblant à X-moto, vieux jeu sévissant sur PC et Mac et permettant de piloter un pilote de moto trial, mais combinant les atouts de l’accéloromètre et du multitouch de l’Iphone… le tout accompagné par un excellent humour.

Les objectifs du jeu sont multiples : faire le maximum de distance dans les rangs ennemies en resistants aux affres du terrain, tuer le plus grand nombre de SS, temps au kilomètre le plus court, etc …

Ce petit jeu est très divertissant, pas si facile à dominer, très beau graphiquement et très humouristique. Vous l’aurez compris, à Loisirs and Co, on est fan donc n’hésitez pas et foncez … il coute moins de 3 euros !!

Espion(s) (Nicolas Saada, 2009)

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Réalisateur : Nicolas Saada
Acteurs : Guillaume Canet, Geraldine Pailhas, Stephen Rea, Alexander Siddig
Genre : Espionnage

Affiche du film Espion(s) de Nicolas Saada

Espion(s) est le premier film de Nicolas Saada qui a su séduire quelques grands noms du cinéma français (Canet, Pailhas) pour nous narrer un sujet en vogue actuellement : l’espionnage dans la vie réelle comme le traite également Secret Défense de Philippe Haim.

Vincent (Guillaume Canet) est bagagiste à l’aéroport de Roissy. Avec son collègue Gérard, il “ponctionne” quelques valises circulant sur le tapis roulant pour voler quelques objets personnels de valeur. Tout dérape lorsque le collègue de Vincent ouvre une valise diplomatique et teste un parfum présent dans la valise sur sa main. le parfum lui brule la main et le parfum explose en touchant le sol tuant le collègue de Vincent.

Vincent, dans la merde jusqu’au cou, est contacté par la DST qui lui propose de devenir une source c’est à dire un civil qui observe et fais ces rapports à la DST. Vincent accepte et est envoyé à Londres afin de se rapprocher d’un industriel pharmaceutique, Peter Burton et de sa femme française Claire (Geraldine Pailhas). Si Vincent parvient à séduire Claire, la DST et le MI-5 auront une porte d’entrée pour connaitre les dessous du business de l’industriel.

Encore une fois, le cinéma sert de témoin historique et permet de dévoiler au grand public les méthodes peu recommandables des services secrets pour arriver à leurs fins c’est à dire démantelés des groupuscules terroristes aux méthodes encore moins recommandables. Nicolas Saada nous livre ici un film bien moins rythmé que Secret Défense de Philippe Haim mais qui a choisi d’appuyer son récit sur l’histoire d’amour entre Vincent et Claire.

Un premier film prometteur bien soutenu par un Guillaume Canet au plus juste et un couple Canet / Pailhas qui fonctionne très bien.

Secret Défense (Philippe Haim, 2008)

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Réalisateur : Philippe Haim
Acteurs : Gérard Lanvin, Vahina Giocante, Nicolas Duvauchelle, Simon Abkarian et Rachida Brakni
Genre : Espionnage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les films d’espionnage ont le vent en poupe en ce moment au cinéma. Après la série des Jason Bourne qui renouvelle le genre, les deux James Bond interprétés par Daniel Craig (Casino Royale et Quantum of Solace) mais aussi des films tel que Munich et GAL qui montrent des méthodes de lutte contre le terrorisme injustifiables, Philippe Haim nous propose sa vision sur la guerre quotidienne entre fractions terroristes (ici les fanatiques islamiques) et services de renseignements nationaux (ici la DGSE).

Diane (Vahina Giocante) est une étudiante en langues orientales et qui pour subvenir à ces besoins, se prostitue. Après avoir appris la non obtention de son année et la perte de son stage, elle claque la porte et se fait rejoindre par un dragueur qui finit dans son lit. Lors d’une soirée de son copain, Vahina fait la connaissance d’Alex (Gérard Lanvin) le papa de son copain. Alex n’est pas dupe de son passé sulfureux et exerce un chantage : devenir interprete pour son petit commerce de négociant de vin ou quitter son fils. Cependant Diane découvre la vérité : Alex n’est pas négociant en vin mais membre de la DGSE et elle va devenir son agent de liaison tout comme l’est déjà Leila (Rachida Brakni).

Parallèlement à l’histoire de Diane, on découvre celle de Pierre (Nicolas Duvauchelle) vivant dans les banlieux nord de Lille, vivant de petits deals et en rupture avec sa mère perclue de dette. Arreté par la police et jeté en prison, il va tomber sous la protection d’Aziz, jeune musulman recrutant pour le réseau fanatique d’Al Barad (Simon Abkarian). Al Barad compte punir la présence française en Afghanistan et faire exploser une bombe au milieu des “infidèles”.

Dans une actualité brulante, Philippe Haim nous révèle l’envers du décor, la guerre secrète que se font la DGSE et les groupuscules fanatiques qui menacent la France. A travers un jeu de miroir, Haim nous permet de comparer les méthodes de recrutement de la DGSE et d’un groupes de fanatiques salafistes. Il compare le destin de deux paumés qui sont manipulés par les 2 groupes et finissent tel des pantins au service d’une cause qu’ils ne soutiennent pas forcément. Coté acteurs, Lanvin est magistral dans le role de l’espion froid, calculateur et manipulateur. Duvauchelle est assez convaincant dans ce rôle d’écorché vif. Simon Abkarian est plus vrai que nature … effrayant. Rachida Brakni est crédible dans le rôle et Vahina Giocante est magnifique en femme fatale mais un peu juste dans l’interprétation.

Une belle vision que nous offre Philippe Haim avec ce film noir, inquiétant et très juste. La morale à deux balles et un scénario un peu trop alambiqué vers la fin gachent un peu le tout mais vous passerez un très bon moment.

Dennis Hopper et le nouvel Hollywood (Cinémathèque Française)

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Lieu : La cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris (plan)
Dates : du 15 octobre 2008 au 19 janvier 2009
Tarifs : Plein Tarif à 7 euros, forfait expos + 1 film au choix à 9 euros

 

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La Cinémathèque Française organise un grand cycle retraçant la carrière de Dennis Hopper. Dans ce cadre, la Cinémathèque Française organise une exposition sur Dennis Hopper, le personnage ,son oeuvre et son influence sur le cinéma américain et sur le mouvement appelé “le nouvel hollywood”. Ce mouvement est né avec le film “Easy Rider” et tend à ramener le cinéma américain des années 70 vers plus d’authenticité et de réalité.

L’exposition de la Cinémathèque Française débute par une vidéo réalisé par Dennis Hopper où il retrace tous ses souvenirs marquants dans l’histoire américaine entre 1955 et nos jours. Cette vidéo est troublante car elle permet de se rendre compte que l’histoire contemporaine américaine est très riche (Kennedy, Marthin Luther King, Malcom X, Nixon, les émeutes de Watts, Desert storm, le 11 septembre, etc …).

La suite de l’exposition est organisée en 5 époques qui retrace la carrière de Dennis Hopper qui est à la fois un grand acteur, un grand réalisateur (Easy Rider et Colors notamment) mais aussi un peintre, un photographe et tout dernièrement un performer.

La cinémathèque nous propose une très belle exposition sur un touche à tout très talentueux. Avant cette expo, le nom de Dennis Hopper ne m’inspirait qu’un bon acteur ayant tourné dans quelques films plus ou moins mythiques (Easy Rider,la fureur de vivre et Speed). Cette expo permet de montrer un homme engagé, proche de la réalité et des préoccupations de ces contemporains (il a réalisé “Colors” 4 ans avant les émeutes de Watts en 1992) et qui laissera à coup sur une empreinte dans le cinéma américain.

Shutter Island en BD (Christian de Metter / Dennis Lehane, 2008)

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Edition : Rivages / Casterman / Noir
Auteur : Christian de Metter (dessin) et Dennis Lehane (Scénario)
Genre : Polar

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Loisirs and co est fan de polar noir, vous devez le savoir depuis le temps. Mais le monde de la BD n’a jamais été son grand fort. Tel ne fut pas notre surprise de voir en vitrine une BD nommé Shutter Island et affichant le nom de Dennis Lehane.

La rencontre entre le monde du polar noir et celui de la BD est à l’initiative de Casterman et de Rivages/Noir mais vient plutôt de rencontres entre dessinateurs de BD et un auteur de polar. Parmi les grandes adaptations assurées par Casterman et Rivages/Noir on retrouve donc Nuit de fureur de Jim Thompson adapté par Miles Hyman/Matz, Pierre qui roule de Donald Westlake adapté par Lax et … Shutter Island de Dennis Lehane adapté par Christian de Metter.

Loisirs and co a déjà critiqué le roman “Shutter Island” dérangeant et malsain à souhait. C’est avec un grand plaisir qu’il a redécouvert ce grand polar au travers du regard de De Metter. Au niveau artistique (et bien que Loisirs and co ne s’y connaisse pas du tout en BD), le dessin est plaisant et retranscrit parfaitement l’ambiance pesante du roman : couleur très sombre, visages peu découpés dans la pénombre, la quasi totalité des planches en noir et blanc excepté les séquences de rêves très colorisées. Coté scénario, De Metter est resté très fidèle à l’oeuvre originale et cela permet d’être vraiment immergé dans la BD comme … nous le fûmes dans le roman.

Pour tout vous avouer, Loisirs and co n’aime pas voir un film adapté d’un roman qu’il a adoré. Une certaine appréhension régnait avant la lecture de cette BD et le moins qu’on puisse dire c’est … qu’elle n’était pas fondée !! Le dessin sert complétement le scénario et donc le polar original et lui apporte même un sursaut de noirceur chose qui n’est pas pour déplaire à de grands fans de polar … comme vous et nous !!!

Foncez découvrir cet ovni, vous ne serez pas déçu ! Encore une fois on découvre Dennis Lehane là où on ne l’attendait pas (le passage théâtre avec le dernier roman “Coronado” était un beau pied de nez) et cela renforce l’impression que cet homme peut tout faire.